Dans l'allee qui mene a la porte principale du temple flottait la fumee des gargottes. On avale brochettes et galettes avec appetit. Les enfants jouent a attraper de minuscules poissons rouges avec une epuisette faite de papier de riz.
La police patrouille, debonnaire. Les yakousas tiennent les stands. Les moines supervisent l'organisation de la fete. Bref, toute la communaute du quartier communie joyeusement au son de la musique qui rythme les danses.
Au sommet de l'estrade, dans une petite vigile, se tiennent les musiciens, qui accompagnent au tambour et a la flute la musique qui s'echappe d'un haut-parleur, pendant qu'en bas tout le monde se joint a la danse qui se deroule en cercle autour de l'estrade.
J'ai ressenti une veritable ambiance de fete, simple, populaire, et propement decontractee, qui m'a fait entrevoir que le peuple japonais, loin des cliches de rigidite qu'on colporte sur son compte, est veritablement un peuple joyeux, qui profite de chaque occasion pour manifester sa joie avec un naturel qui ne peut etre feint.
Comme il se doit, la biere coule a flots. On raconte que ces celebrations sont aussi l'occasion de rejouissances plus galantes et que c'est au mois de mai, soit neuf mois plus tard, que naissent le plus grand nombre d'enfants au Japon. Ce soir, nous ne sommes pas restes assez longtemps pour verifier cette affirmation, a mon grand dam.